Revalorisation de l'aide au poste en AI : un rattrapage est indispensable !

Les députés ont entamé l’examen de la partie « dépenses » du projet de loi de finances 2022 qui sera le dernier budget de cette législature.
Avec la perte des exonérations fiscales spécifiques et le passage des associations intermédiaires au régime des allègements généraux en 2019, un fossé s’est creusé entre les aides que reçoivent les AI et celles des autres dispositifs de l’IAE.

L’aide au poste (AAP) reçue par les AI (en 2021 1.397€ / ETP /an) est notoirement insuffisante pour couvrir les coûts de l’accompagnement des salariés en parcours employés dans les AI.
Dans une étude spécifique élaborée par l’UNAI, il est démontré qu’actuellement l’AAP ne couvre en moyenne que 60% des coûts minimum d’accompagnement, sans considérer par ailleurs la mission d’accueil qui est pourtant une particularité des AI.
Là où il devrait être reconnu que les AI ont besoin de plus de moyens pour accueillir et accompagner les personnes éloignées de l’emploi que les autres SIAE, on leur demande de « payer de leur poche » la différence ! Cette situation qui se répète d’année en année depuis 2019 n’a que trop duré.

Le budget 2022 prévoit dans son texte initial un passage de l’AAP à 1.486€, mais en gardant toujours le même écart avec les autres structures, notamment les ETTI avec lesquelles les AI sont en concurrence directe sur le marché des mises à disposition dans le secteur marchand.
L’UNAI a comparé les 2 modèles économiques en intégrant toutes les charges et les recettes de chaque type de structure et il s’avère que sur la base des aides allouées en 2021, l’AAP en AI devrait être fixée à 2.700€ / ETP pour offrir un niveau d’aide similaire à celui des ETTI.

Cette étude a été communiquée au ministère du travail ainsi qu’au parlement en 2021.

C’est pourquoi l’UNAI a proposé à plusieurs députés de soutenir par le biais d’amendements cette nécessaire revalorisation de l’aide aux AI en demandant un accroissement des crédits dédiés aux AI permettant de tendre vers ces 2.700€. Nous saluons l’action de Mme Michèle de VAUCOULEURS, Députée des Yvelines qui a, une fois de plus, accepté de déposer ces propositions et de les défendre auprès de ses collègues.

Nous remercions également la rapporteure des crédits du ministère du travail, Mme Marie-Christine VERDIER JOUCLAS qui a relayé nos demandes auprès du gouvernement. Une réunion de travail devrait être organisée prochainement par le cabinet de la Ministre déléguée chargée de l’insertion Brigitte Klinkert afin de rediscuter de ce sujet que l’UNAI porte aujourd’hui comme priorité de son action de plaidoyer.

Espérons que les députés s’engagent fermement dans le soutien au développement des AI en votant ces propositions… Et que le gouvernement ne fasse pas (une nouvelle fois) la sourde oreille !

A l’heure où les pouvoirs publics mettent des moyens budgétaires jamais égalés en faveur de l’insertion, il est grand temps de donner un signal politique fort en faveur des AI, premier employeur de l’IAE !

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